RDC: la Céni rappelle les conditions pour le respect du calendrier électoral

Un agent de la Céni, à Kinshasa, lors de l'élection présidentielle de 2011.
© AFP PHOTO/ GWENN DUBOURTHOUMIEU

Par RFI Publié le 10-11-2017 Modifié le 10-11-2017 à 09:32

Alors que la communauté internationale salue la publication d'un calendrier électoral en RDC, la Céni rappelle que la tenue des élections, fixées le 23 décembre 2018, est assortie d'un certain nombre de contraintes. Des textes de loi doivent être votés et l'argent manque encore. Il faut des centaines de millions de dollars pour parvenir à tenir le délai. « Il faut que le gouvernement et les partenaires fassent aussi leur part », explique-t-on du côté de la Céni.

Aujourd’hui, nous avons mis une ligne au 30 novembre pour que cette loi soit adoptée. Gustave Bindimono Omba, membre de l'assemblée plénière de la Commission électorale nationale indépendante 10-11-2017 – Par Kamanda Wa Kamanda

La première des conditions doit d'abord être remplie par l'Assemblée nationale et le gouvernement. En effet, il faut que la loi électorale, portant sur l'organisation de ces élections, soit votée au plus tard le 30 novembre. Or ce texte n'a toujours pas été présenté par l'exécutif, mais des réunions sont en cours entre la Céni et le gouvernement pour y parvenir, dit-on.

Deuxième condition : finir de verser l'argent nécessaire pour terminer l'enrôlement. Selon une source au sein de la Céni, il manque au moins 60 millions de dollars sur les 400 prévus et que le gouvernement s'était engagé à décaisser. Ces 60 millions permettraient, entre autres, d'acheter les serveurs et les logiciels nécessaires à fiabiliser le fichier électoral.

Le dédoublement est prévu début 2018, mais il faut commander les machines et les faire venir. Sans l'argent, il n’y a ni commande, ni fichier, ni élection. Mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg, puisque la Céni aurait besoin, dit-elle, de 526 millions pour tenir ces trois scrutins dans les délais.

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Le gouvernement n'a toujours pas présenté son budget pour 2018 et pour l'instant, selon une source au sein de la Ceni, les annonces faites par les partenaires du Congo restent trop limitées. Une méfiance qui semble réciproque. « La stratégie, c'est de blâmer la communauté internationale pour la non-tenue des élections », assure un diplomate qui dit attendre une requête officielle de Kinshasa pour savoir quoi financer et comment.

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