RCA: le Forum des investisseurs laisse un goût d’inachevé

Pour tenter de continuer de séduire les investisseurs, le président Touadéra a promis la fin des difficultés administratives et la nécessité de changement (photo d'archives).
© STRINGER / AFP

Par RFI Publié le 10-11-2017 Modifié le 10-11-2017 à 05:03

En Centrafrique, le Forum des investisseurs s'est achevé jeudi 9 novembre et laisse un goût d'inachevé. Une trentaine d'entreprises étrangères étaient présentes. Pour la plupart, elles se sont dites enthousiastes à l'idée de s'implanter dans le pays. Mais certaines conditions, comme la sécurité, sont toujours à revoir.

C'était une vision optimiste qu'a présentée le groupe Rougier, spécialiste dans la production de bois. Implantée depuis 2015 en Centrafrique, l'entreprise forestière ne voit que des avantages à venir s'installer dans le pays. « Dans le secteur forestier, il y a finalement peu de forêts qui restent accessibles dans le bassin du Congo aujourd'hui et pour nous Rougier, augmenter notre patrimoine forestier, c'était important en particulier dans cette région de la RCA, qui est dans le sud-ouest du pays, parce que c'est une forêt de belle qualité », raconte Marie-Yvonne Charlemagne, la directrice générale du groupe.

Parmi les curieux, nombre de miniers, d'entreprises d'infrastructures, ou encore des distributeurs comme le groupe Arno, implanté au Cameroun depuis 60 ans. Pour Yanis Arnopoulos, le directeur des ventes, les difficultés de la RCA sont surmontables : « Au moins on comprend mieux le marché, on comprend les problématiques qu'il y a. Le transport est une très grosse problématique. On connaît toutes ces difficultés-là, ces problématiques d'approvisionnement, de transport, de corruption, etc. Alors malheureusement c'est des choses qui font que les pays n'avancent pas. Et on est là justement pour investir et faire évoluer les mentalités. »

Et pour tenter de continuer de séduire ces investisseurs, le président Touadéra a promis la fin des difficultés administratives et la nécessité de changement. Ce qui rend Ibrahim Fakhoury, le directeur général adjoint de la Sefca, premier employeur du pays, optimiste. « Je crois que quand on a vu les panélistes qui ont présenté certains codes d'investissement ici, dit-il, qui sont déjà élaborés, qui sont déjà sur la table de l'Assemblée pour ratification, je pense que si d'ici la fin de l'année on a ratifié ces codes, il y a beaucoup d'avantages surtout sur le plan fiscal dans ce pays. »

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Désormais, les contacts ont été pris entre les acteurs économiques et les autorités. Reste à voir si, maintenant, ces engagements seront tenus et si le relèvement du pays deviendra une réalité.

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