RCA: à Paoua, avec l’afflux de déplacés le manque d’eau potable devient criant

Le village de Paoua, en RCA. (Illustration)
© AFP PHOTO / CARITAS INTERNATIONAL / MATTHIEU ALEXANDRE

Par RFI Publié le 05-02-2018 Modifié le 05-02-2018 à 12:21

A Paoua, la crise humanitaire, qui est survenue avec l’arrivée de 65 000 déplacés et a fait tripler le nombre d’habitants, ne fait qu’augmenter. La situation est particulièrement critique concernant la distribution en eau, où l’on compte un puits pour 3 500 personnes.

Des dizaines de bidons s’amassent en file indienne devant le seul point d’eau du quartier. Il est 9 heures, et Gertrude attend son tour pour remplir les 120 litres d’eau dont elle a besoin pour sa famille et la cinquantaine de déplacés qui vivent chez elle : « D’habitude, je n’ai qu’à attendre deux heures pour remplir mes bidons. Mais avec tous les déplacés qui sont arrivés et tout le monde qui veut de l’eau, je suis là depuis 4 heures du matin ».

Pour pallier en partie ce problème, Oxfam a fait venir une foreuse au quartier Aérodrome depuis Bangui et va, cette fois-ci, creuser plus en profondeur. « Le forage, c’est un ouvrage qui permet de trouver vraiment la ressource dans le sol et là nous avons prévu d’aller jusqu’à 70 mètres. En tout cas, ça, c’est un ouvrage pérenne, tandis que le puits c’est juste temporaire. En saison sèche ça se tarit et terme de qualité de l’eau, le puits ce n’est pas potable », explique Salomon Kwakou, responsable eaux et assainissement de l’ONG.

Pour Jean-Paul Mbaïnabeur, le chef de ce quartier, c’est une grande nouvelle : depuis toujours, les habitants sont, eux, obligés de se rendre en brousse pour s’approvisionner en eau. « L’eau du marigot, ça fait du mal, surtout aux femmes enceintes et aux enfants de 0 à 18 ans parce que ça provoque la diarrhée, les vers et aussi des maladies d’estomac ».

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Une fois les analyses physico-chimiques réalisées, le point d’eau devrait être en service d’ici mi-février et soulagera, en partie, habitants et déplacés.

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