Présidentielle kényane: quatre recours déposés devant la Cour suprême

Le personnel de la Cour suprême kényane classe les dossiers de recours déposés contre l'élection présidentielle du 26 octobre 2017.
© YASUYOSHI CHIBA / AFP

Par RFI Publié le 07-11-2017 Modifié le 07-11-2017 à 03:53

Une fois encore, l'élection présidentielle kényane est contestée en justice. En août, la présidentielle avait été annulée par la Cour suprême, entraînant un nouveau scrutin le 26 octobre dernier. Le président Kenyatta a été réélu. Et lundi 6 novembre, alors que c'était la date limite pour les recours, quatre dossiers ont été déposés à la Cour suprême.

Les plaignants sont arrivés dans les dernières heures du compte à rebours, lundi, les bras chargés de dossiers. D'abord l'ancien député Harun Mwau pour qui, lorsque la Cour suprême a annulé l'élection du 8 août, il aurait fallu tout recommencer à zéro.

Deux défenseurs des droits de l'homme, Khalef Khalifa et Njonjo Mue, ont de leur côté listé tout un tas de griefs contre la Commission électorale (IEBC) : incompétence, partialité, viol de la loi, malhonnêteté ou encore ignorance. Par ailleurs, selon eux, l'IEBC n'aurait pas dû organiser le scrutin dans cette atmosphère de violence et sachant que 25 circonscriptions ne pourraient pas voter.

Une association baptisée Black Flag Mouvement a également déposé un recours contre l'IEBC, Uhuru Kenyatta mais aussi Raila Odinga. Le groupe se dit apolitique, issu des classes pauvres. Il n'a d'ailleurs pas eu les moyens de payer les frais de dossier.

Enfin, l'organisation Institute of Democratic Governance a quant à elle lancé une procédure contre cinq leaders de l'opposition, dont Raila Odinga. L'ONG les accuse d'avoir causé les violences électorales et demande à ce qu'ils soient poursuivis.

Des recours déposés dans une atmosphère de défiance. Le Bureau de coordination des ONG, un organe public, a suscité un tollé en convoquant lundi trois organisations ayant critiqué le processus électoral pour des questions fiscales. Plusieurs représentants de la société civile ont accusé le pouvoir de faire pression pour que les ONG ne déposent pas de recours.

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