Présidentielle au Kenya: des ambassadeurs étrangers se mobilisent

Une femme marchant devant un mur de graffiti, à Nairobi, capitale du Kenya, le 23 octobre 2017. (Photo d'illustration)
© REUTERS/Siegfried Modola

Par RFI Publié le 23-10-2017 Modifié le 23-10-2017 à 17:47

C'est une semaine toute particulière qui a commencé au Kenya avec en principe une élection bis, ce jeudi 26 octobre, une nouvelle présidentielle après l'annulation du scrutin du 8 août dernier par la Cour suprême. Mais tout cela se déroule dans un climat très tendu. Le principal opposant Raila Odinga continue d'appeler au boycott et la commission électorale est en pleine crise interne. C'est dans ce contexte qu'une vingtaine d'ambassadeurs étrangers ont émis des recommandations ce lundi matin.

À travers un texte lu par l’ambassadeur des États-Unis, Bob Godec a dénoncé un climat politique détérioré et demandé à ce que cessent les attaques contre la commission électorale. « Les politiciens devraient veiller à ne pas détruire ce qui a mis des années à être construit », a déclaré l’Américain.

Le diplomate a aussi demandé au président Kenyatta de ne pas signer la réforme électorale qui est sur son bureau et qui est déjà passée par le Parlement. Pour l’ambassadeur ce ne serait pas juste d’entériner ce texte si près du scrutin, « cela minerait la crédibilité du vote », dit-il, donc le problème n’est pas forcément le contenu de cette loi, mais plutôt son timing.

Les ambassadeurs n’ont pas voulu dire s'ils souhaitaient un report de l’élection, mais ils ont quand même rappelé que la commission électorale avait réalisé des changements dans ses procédures, dans ses équipes tout en précisant qu’ils avaient encore de sérieuses inquiétudes.

Repousser l'élection ?

A présent, il est toujours possible de repousser encore un peu puisque l’IEBC avait 60 jours pour organiser ce scrutin après son annulation le 1er septembre. Quant à savoir s'il faut repousser au-delà de la date fixée, les ambassadeurs disent que c’est aux Kenyans de décider, à la Cour suprême, à la commission électorale et non à eux.

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Les chancelleries ont donc demandé un dialogue entre les parties, le blocage vient du front politique, a déclaré Bob Godec. Les ambassades respectent le droit de Raila Odinga de se retirer de la course.

Dimanche soir, l’opposant a appelé à des manifestations mardi et mercredi, il doit prononcer un discours important la veille du vote. D’ici là, les chancelleries espèrent qu’il ne jettera pas de l’huile sur le feu et que finalement il participera bien à la présidentielle.

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