Nigeria: Amnesty dénonce le huis clos lors du procès des présumés de Boko Haram

Membres de Boko Haram (image d'archive).
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Par RFI Publié le 12-10-2017 Modifié le 12-10-2017 à 11:47

Au Nigeria, Amnesty International fait part de son inquiétude au sujet des procès grandeur nature qui ont débuté ce lundi. Quatre procès engagés contre 2 000 présumés jihadistes de Boko Haram. Les audiences se tiennent à huis clos dans quatre tribunaux civils délocalisés dans un centre de détention militaire à Kainji, dans le centre du pays. Ni les médias ni le public ne peuvent assister à ces audiences.

On a très peu d'informations sur les suspects qui sont traduits devant la justice. On sait seulement qu'il y a parmi eux, des personnes qui ont été arrêtées pour avoir commis des crimes graves, qui violent les droits de l'homme. Il y a aussi des personnes qui ont reconnu appartenir à Boko Haram. D'autres personnes qui affirment être innocentes. Et des personnes, contre lesquelles, aucune charge n'a été retenue, parce que leur dossier est vide. Donc ces procès rassemblent un mixte de situations différentes. Mais nous ignorons l'identité des personnes qui sont jugées et les charges qui pèsent contre elles, car le procès se tient à huis clos. Osai Ojigho, directrice d'Amnesty International au Nigeria 12-10-2017 – Par Bineta DiagneLire l’Article Original

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