Kenya: arrestation musclée d’un membre de l’opposition proche de Raila Odinga

Des policiers kényans déployés dans le centre-ville de Nairobi, le 13 octobre 2017.
© REUTERS/Thomas Mukoya

Par RFI Publié le 02-02-2018 Modifié le 02-02-2018 à 14:34

Au Kenya, Miguna Miguna avait mis la police au défi de l'arrêter. C’est désormais chose faite puisque ce membre de l’opposition a été interpellé chez lui ce vendredi matin. Il avait participé mardi dernier à l'investiture symbolique de Raila Odinga comme président du peuple. En effet, la coalition de l'opposition ne reconnait pas la victoire d’Uhuru Kenyatta aux dernières élections. Et depuis le ton se durcit.

Associé à l’aile dure de l’opposition, Miguna Miguna a été arrêté de façon musclée à son domicile ce vendredi matin. Très médiatique, l’avocat était aux premières loges lors de l’investiture de Raila Odinga. Volontiers provocateur, Miguna Miguna avait déclaré après la cérémonie : « Si l’on doit m’emmener au tribunal pour avoir fait mon devoir, alors venez m’arrêter mes chéris, venez ».

La police l’a finalement interpellé chez lui, cassant au passage portes, fenêtres et gazant ses partisans rassemblés autour de la maison. Cette arrestation a entraîné des manifestations notamment dans le bidonville de Kibera, à Nairobi.

Des médias coupés

Le pouvoir continue à s’en prendre à l’opposition tout en attaquant les journalistes. Quatre médias ont été coupés par le gouvernement. Pourtant jeudi, la Haute Cour avait ordonné aux autorités de rétablir le signal. Mais Citizen TV, KTN, NTV et Inooro TV n’émettent toujours pas. Ce matin encore, lors d’un événement à l’école de police, le président Kenyatta a demandé aux journalistes de partir.

Les diplomaties étrangères ont tour à tour condamné les derniers événements. Britannique, Américains et Européens ont critiqué la prestation de serment de Raila Odinga, disant qu’elle n’était pas favorable au dialogue, que la Constitution devait être respectée, et rappelant qu’Uhuru Kenyatta était bien le président. Les chancelleries ont également demandé aux autorités de laisser les médias émettre. Sans succès pour l’instant.

LIRE AUSSI:  Le sort du Kenya une nouvelle fois entres les mains de la Cour suprême

Lire l’Article Original

Commentaires

commentaires

Tu pourrais aussi aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.