Côte d’Ivoire: après un long silence, Affi N’Guessan parle devant la presse

Pascal Affi N'Guessan a tenu une conférence de presse à Abidjan vendredi 13 octobre (photo d'archives).
© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

Par RFI Publié le 14-10-2017 Modifié le 14-10-2017 à 03:52

Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas exprimé sur l'actualité. Pascal Affi N'Guessan, le président d'une des deux ailes du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, a tenu une conférence de presse à Abidjan vendredi 13 octobre. L'opposant a notamment estimé que l'arrestation en début de semaine du chef du protocole du président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro était le reflet d'une « crise au sommet de l'Etat ». Pour rappel, Soul to Soul a été arrêté lundi et inculpé de « complot contre l'Etat » après la découverte en mai dernier en pleine mutinerie de six tonnes d'armes dans sa résidence.

« C'est vrai qu'à travers Soul to Soul c'est Guillaume Soro que l'on veut atteindre ». C'est ce qu'a déclaré face à la presse ce vendredi Pascal Affi N'Guessan, reprenant à son compte les accusations des partisans du président de l'Assemblée nationale.

Et l'ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo a dressé un constat, selon lui alarmiste de la situation au sommet de l'Etat : « Tout le monde savait qu'il allait y avoir une escalade. Ce que nous ne savons pas c'est quel sera le palier suivant. Sinon on sait qu'il y a une crise au sommet de l'Etat et autour de l'échéance de 2020. La guéguerre au sommet de l'Etat jette un gros nuage sur l'avenir de la Côte d'Ivoire et en particulier sur les élections présidentielles de 2020. »

Pascal Affi N'Guessan a aussi réagi à l'enquête du journal en ligne Mediapart qui, documents à l'appui, semble révéler que la Cour pénale internationale a été soumise à des pressions politiques de la diplomatie française et d'Alassane Ouattara pour transférer l'ex-président Laurent Gbagbo à La Haye au lendemain de la crise post-électorale en 2011. Une enquête qui, selon l'opposant, prouve que la procédure judiciaire a été « viciée » : « Si la CPI continue de poursuivre le président Laurent Gbagbo cela signifie que la CPI veut se rendre complice du complot politique contre le président Laurent Gbagbo. Donc la CPI a le devoir de se dessaisir de ce dossier et doit procéder purement et simplement à la libération de Laurent Gbagbo ».

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Lors de ce point presse, Pascal Affi N'Guessan a aussi une nouvelle fois appelé les membres de sa formation politique à l'unité. Sans toutefois donner plus de détails sur le processus de rapprochement.

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