Le Canada veut accueillir plus de francophones… hors Québec_ Thibault Girardet_ Une trés belle initiative du gouvernement fédéral

Le ministre canadien de l'Immigration, John Mc Callum, accueille de nouveaux citoyens à Halifax (Nouvelle-Ecosse), le 15 mars 2016.

Le ministre canadien de l’Immigration, John Mc Callum, accueille de nouveaux citoyens à Halifax (Nouvelle-Ecosse), le 15 mars 2016.

SDP Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada

A partir du 1er juin 2016, le Canada facilitera l’embauche des travailleurs qualifiés francophones à l’extérieur du Québec.

Plus de 80% des francophones résidant au Canada vivent et travaillent au sein de la province du Québec. Une concentration que les autorités canadiennes souhaiteraient limiter en encourageant ces immigrés à se disperser un peu plus sur l’ensemble du pays, en parallèle de la mise en place de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (AECG). Le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté Canada (IRCC) a donc annoncé l’arrivée prochaine d’un programme, baptisé « Mobilité Francophone », qui facilitera l’embauche des travailleurs francophones dans les régions anglophones du pays.

« Nous voulons que les collectivités francophones en situation minoritaire au Canada continuent d’être dynamiques et qu’elles poursuivent leur essor, a déclaré le 17 mars le ministre de l’Immigration canadien, John McCallum. C’est pourquoi nous allons encourager les travailleurs qualifiés francophones à venir au Canada et à s’établir à l’extérieur du Québec, ainsi qu’à présenter une demande de résidence s’ils souhaitent rester. »

Dans le cadre du Programme de mobilité internationale (PMI), le nouveau volet de la Mobilité francophone permettra donc aux employeurs d’être exemptés de l’obligation de conduire la fameuse Etude d’impact sur le marché du travail (EIMT) lorsqu’ils souhaiteront engager des travailleurs pour des emplois de gestion, des emplois professionnels et des emplois techniques et spécialisés au sein de collectivités francophones en situation minoritaire à l’extérieur du Québec.

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La Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) et le ministère se sont donnés l’objectif ambitieux que, d’ici à 2018, les nouveaux arrivants francophones représentent au moins 4% de tous les immigrants économiques qui s’établissent à l’extérieur du Québec. L’objectif national est que l’ensemble de l’immigration francophone hors Québec totalise 4,4% d’ici 2023.

Aujourd’hui, certains critères quant à la définition des communautés (et par conséquent, des employeurs) susceptibles de participer au volet de la Mobilité francophone demeurent à définir. Seule certitude, pour en profiter, il faudra bénéficier d’une offre d’emploi (une promesse d’embauche) d’un employeur au Canada.

Cette initiative est, en quelque sorte, la reprise de l’Avantage significatif francophone (ASF), un programme d’immigration temporaire qui avait été supprimé en 2014 par le gouvernement Harper.

Source: Blogue de Doudou Sow

Source : L’express.fr, Thibault Girardet, publié le 29/03/2016 à 15:49 , mis à jour à 16:36

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